Le Temple protestant

L’histoire de la communauté protestante de Montigny remonte bien au-delà de la construction du temple que l’on connaît aujourd’hui. Dès le XVIème siècle, chassés de Metz au moment de la Réforme, les protestants se réfugient à Montigny, et notamment à l’église Saint-Privat qui accueille leur premier office en 1561.

Après une période de paix relative, en butte aux incessantes persécutions, l’existence de cette communauté devint impossible, particulièrement après la Révocation de l’Edit de Nantes (1685).

A partir de 1870, l’implantation des ateliers des chemins de fer a entraîné une arrivée massive de familles protestantes, notamment d’origine germanique et alsacienne, sur le territoire montignien.

Dans les années 1880, la communauté protestante ne possède toujours pas de lieu de culte propre. Le culte a lieu dans une petite salle mise à sa disposition aux ateliers de chemin de fer, puis de 1875 à 1894, dans la petite école de Montigny ou dans la salle commune de la mairie.

La décision d’élever un temple est prise conjointement par les deux cités, Metz-Sablon et Montigny qui se sont regroupées pour former une paroisse unique. L’emplacement de la construction est judicieusement choisi, à la frontière des deux communes, sur la route d’Etat, de Metz à Nancy. Le projet définitif est adressé au Ministère pour autorisation de construire en 1891.

Entre 1890 et 1895, plusieurs plans de financement ont été élaborés, et malgré des dons d’associations ou de particuliers, il manque encore de l’argent. En 1892, les conseils municipaux de Montigny et du Sablon décident d’octroyer une subvention afin que les travaux puissent démarrer, sous la direction de M. Wahn, architecte. L’exécution est confiée à l’entreprise P. Mungenast. Jusqu’à la fin des travaux, des concerts de bienfaisance et des loteries sont organisés afin de récolter les fonds nécessaires.

Le temple, d’une grande simplicité architecturale, est inauguré, deux ans plus tard, le 20 décembre 1894. La presse locale décrit ainsi la cérémonie : « Vers midi, le pasteur Monsé tint une petite fête d’adieu devant la petite école qui avait servi de lieu de culte jusqu’alors. Puis un défilé, précédé de drapeaux et des enfants des écoles, se rend devant le temple tout neuf. La chorale d’un régiment d’infanterie entonne un chant, puis le maire de Montigny, M. Tinney, remet les clés au pasteur Braun, président du consistoire protestant. Déjà le temple, avec ses 400 places assises s’avère trop petit pour contenir tout le monde. Après la prédication du pasteur Monsé, le cortège se reforme et, vers 15 heures, se rend à la villa Panorama où le propriétaire, M. Gaulien, y avait préparé un superbe banquet pour 165 personnes au cours duquel on servit des vins de Jussy, d’Augny et de Pagny. »

Les orgues ont été construites à Stuttgart, l’horloge publique à Bockenem et montée par la société Meess de Metz. Le 7 juillet 1917, les cloches sont descendues pour récupérer le bronze à des fins militaires. Elles sont remplacées par des tampons de wagons sur lesquels sont frappées les heures et qui servent à appeler les fidèles aux offices. De nouvelles cloches sont installées en 1930.

L’orgue que l’on peut admirer au-dessus du chœur a été restauré en 2009. C’est une œuvre du facteur d’orgue François Delangue.
Les vitraux, chargés de symboles bibliques, ont été réalisés en 2009 et 2010 par la Maison Salmon de Woippy et imaginés par M. et Mme Maury, artistes peintres, en lien avec le pasteur Anne-Lise Salque.

 

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Source : mairie de Montigny-lès-Metz